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Les fleurs du lac et Michel

J’ai lu LES FLEURS DU LAC De Christelle Angano
Aux éditions Rémanence

Oui …
Les fleurs du Lac …

De par cette photo de couverture de ce roman vérité , je me suis trouvé ,en tant homme … Comme ayant reçu une droite d’un boxeur. 

Me laissant groggy !!

Difficile d’employer des mots durs comme « » barbarie » » sur des traditions ancestrales d’un pays , la tradition veut que les petites filles Éthiopiennes soient excisées !!

Oh là !! C’est quoi ce mot plein de maux ?


Une guerre sans merci , de femmes , de mères ,de soeurs s’élevant contre cette coutume , oh combien dévastatrice ? Faut il la mort de la petite Moulou pour agir ??
..
Des discussions enfin sous un arbre à Palabres près du lac , de Yared et Aklilou homme sage ,chef de village … Des hommes qui se montrent dans ces histoires de femmes .. Ce mot dur « la lame » suffit il ? Pour que l’on prenne conscience que cet héritage de mère en fille est très nocif pour le savoir être de chaque femme dans une vie amoureuse et génitrice ?

Que de questions en parcourant les premières lignes de ce témoignage roman !!! Oui c’est vrai nous les hommes comparons par tendresse, les femmes à des fleurs … Oui c’est vrai , « Les fleurs ne sont pas faites pour être coupées » c’est ainsi le combat de Mebrat ,de Shoayé , colporté par la journaliste , » » Reine Pardon » » nom prédestiné, qui pourrait ouvrir les pages des » Fleurs du Lac »
Merci Chris Angano !

Merci Michel pour ce ressenti. Pour la « violence » de ce retour. Oui, la mort de Moulou est un upercut. Elle mérite que nous soyons groggy. C’est pour elle, pour elles toutes que j’ai voulu écrire ce roman.
Par contre, et heureusement, toutes les petites filles Éthiopiennes ne sont pas ainsi mutilées. Cela dépend, des régions, des familles… Cela reste assez mystérieux. Quoi qu’il en soit, ici ou ailleurs :
Les fleurs ne sont pas faites pour être coupées

Les fleurs du lac… on en parle…

C’est encore une bien jolie nouvelle que je viens partager avec vous. Je m’apprête à envoyer un exemplaire de mon roman au Docteur Morissanda Kouyaté, médecin et directeur exécutif du Comité inter-africain sur les pratiques traditionnelles.

Quelle émotion, une fois encore. Quelle fierté aussi.

Merci à Mathilde Palfroy des Éditions de La Rémanence de m’avoir fait confiance.

Les fleurs du lac, à l’école

Encore une belle émotion : Les fleurs du lac étudié au lycée par des élèves de première et de terminale.

Le fait de me dire que des jeunes travaillent et débattent à partir de mon roman, et celui-là particulièrement,  me touche au plus haut point. Cela me touche en tant qu’auteure, bien sûr mais aussi en tant qu’enseignante, que pédagogue. C’est nouveau pour moi et cela me procure une réelle satisfaction, émotion, fierté… je ne sais pas comment nommer ce que je ressens. Mais c’est fort.

Les fleurs du lac à Djibouti, Les fleurs du lac dans un lycée aux Pays Bas…

Quel passage de relais !

Alors merci à vous toutes et tous qui rendez cela possible.

Parce que « les fleurs ne sont pas faites pour être coupées. »

 

Quelque part à Djibouti

Cette photo m’émeut énormément. Les fleurs du lac, à Djibouti.

Chère Asma, cher Saïd, nous ne nous connaissons pas. Et je suis très émue. Très. Je ne peux m’empêcher de penser à mes personnages, Yared et Mebrat quand je vous regarde. Et je sais, que quelque part à Djibouti, mon petit roman va continuer de… Je ne sais pas trop quoi d’ailleurs. Un peu comme un passage de relais.

Un merci aussi à mon ami Fred, qui a permis à ce relais de se faire.

Je vous serre contre mon cœur.

Invitation au voyage

Petit montage, voici pour vous quelques clichés que j’ai pris, avec mes parents,  à l’époque en Éthiopie. Mes personnages sont là…

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Le grand lac

Collection personnelle, Éthiopie, années 80, Lac Tana

 

 

Mebrat sortit sur le perron de sa case. Comme toujours, le spectacle du lac qui se réchauffait sous les premiers rayons du soleil réussit à l’apaiser.  C’était à lui qu’elle aimait confier ses joies et ses peines. Ses cauchemars aussi. Mebrat appréciait ce moment de la journée, une trêve dans cette nature sauvage et sans pitié. Comme souvent, la jeune coquette se perdit dans la contemplation du paysage. Le grand lac s’était maintenant paré des couleurs du soleil levant.

Les fleurs du lac, extrait

 

Paysage…

Paysage Éthiopien, (collection personnelle) photo prise en Éthiopie dans les années 80

Elle respirait sa terre africaine. Elle en aurait reconnu le parfum n’importe où. C’était celui du vent et de la terre, de la vie et de la mort aussi. Mebrat aimait vivre là. La ville ne l’attirait pas, ne l’avait jamais attirée. Elle lui préférait sa jolie maison de torchis, son petit jardin dans lequel poussaient un bananier, quelques légumes et du teff.

Les fleurs du lac, extrait.