Tristesse

4416249_5_9a43_pierre-barberis-en-1973_41edc07067fdcff4476546e72c835986

Je viens d’apprendre le décès de Pierre Barbéris. Il a été mon enseignant à la FAC et un complice toutes les années qui ont suivi. Oui, nous étions assez proches. Il tentait de me « convertir », lui le spécialiste de Balzac, moi l’amoureuse de Flaubert …

Je lui dois beaucoup et entre autre d’avoir osé me lancer dans l’écriture, moi qui n’ai jamais osé lui faire lire une seule de mes pages … J’avais prévu de lui amener ma version audio de Une sonate et La dame de Fécamp, Pierre avait perdu la vue ces dernières années. Je n’en ai pas eu le temps.

Quoiqu’il en soit, je garde un souvenir ému de ses cours, de ses yeux bleus aussi, de sa voix, de nos virées quand je l’accompagnais dans ses universités du troisième âge. J’ai appris énormément avec lui, grâce à lui. Il a tout fait pour me pousser  passer l’agreg ; il voulait que je devienne prof de FAC. Je lui disais que je voulais rester en collège pour donner à mes élèves l’envie de découvrir Balzac, et qu’en fin de compte on était un peu complémentaire, lui et moi. Je crois qu’il était un peu déçu. Je le sais.

En 1989, il m’avait inscrite au Colloque sur le Bicentenaire de la Révolution à l’université. J’étais immensément fière et bouffée par le trac, encadrée par Pierre et Denis (Slakta). La soirée avait arrosée et on avait chanté fort aussi.

Pierre a rejoint Denis et aussi René Lepelley … et Balzac aussi.

Et moi, j’ai comme une envie de pleurer.

Pierre, si tu t’es planté et que tu me vois d’où tu es, alors sache que je t’embrasse.

Merci.

3 réponses
  1. Stephanie Leconte
    Stephanie Leconte dit :

    Triste aussi…
    Nous avons dû partager les mêmes bancs à l’université : j’ai eu aussi comme professeurs Pierre Barberis, Denis Slakta et René Lepelley…

    Répondre
  2. Martine LABONDE
    Martine LABONDE dit :

    Bien tristes nouvelles J’ai eu aussi Pierre Barberis comme prof de FAC, à 41 ans, un âge où on ne passe pas son bac; Peu importe, moi, je le voulais. Et je suis entrée en FAC aussitôt. Ensuite, Denis Slakta, celui qui ne mâchait pas ses mots et qui disait très fort ce qu’il pensait. Bizarrement, leurs noms me reviennent en mémoire ces temps-ci, et je parle de Pierre Barberis (pour qui j’ai été une grande inconnue), à une amie de Vienne, fille de mon instituteur en primaire. Et voilà qu’elle trouve son nom sur Google et à distance me parle de ce prof. La connaissance n’a pas de frontière. En Autriche, maintenant, on connait Pierre Barberis.

    Répondre

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *