Une critique de De Vous à Moi

Eh bien oui, la lecture de cette critique m’a « tourneboulée », « chamboulée », « larmaloeillisée ». Je prends, oh oui je prends mille fois …

 

Il était une fois une petite fille qui fit trempette dans un encrier magique. Elle en ressortit, plume en verve et verbe affuté, imprégnée pour la vie. La lecture et l’écriture devinrent ses amies, les mots ses jouets.
La voici tenant un blog, écrivant une chronique, la voilà achevant un recueil de poèmes, un roman, en imaginant un autre. C’est également elle qui prête sa plume pour conter la vie des autres, car l’insaisissable Christelle sait prodiguer aide et attention, pour le plaisir du partage.
J’ai lu tous ses ouvrages, notamment son dernier roman « Une sonate et la dame de Fécamp », paru aux éditions de la Lieutenance. Un très bon moment d’humanité. Déjà.

Mais là, « De vous à moi », c’est différent, c’est autre chose ! Nous ne sommes plus dans le roman mais dans la vraie vie… Et celle-ci n’a pas toujours été clémente pour Christelle. Un petit garçon disparu très tôt, puis une « princesse baroque », une enfant « différente » comme on dit.
Comment écrire tout ça ? Exprimer l’indicible ? Sans plonger dans le pathos, sans verser dans les lamentations, sans manifester d’aigreur, sans donner de leçon, sans se plaindre…
Je ne sais pas comment Christelle Angano s’y est prise. Encore un de ses tours de magie, peut-être. Toujours est-il que, de petite touche en petite touche, de grains de mots en grains de mots, d’allusion en allusion, d’image en image, elle nous coupe le souffle par sa paisible puissance d’évocation. Pas de rancœur mais du cœur…
Du désespoir, quand il est décrit de manière lumineuse, peut jaillir des aurores.
Et, si l’auteure a versé des larmes, qu’elle sache qu’avec ce livre, aujourd’hui, elle n’est pas la seule. Mais ce sont autant des larmes de peine que de paix. Des larmes bienfaisantes.
Et nous nous rassemblerons sous la bannière de l’espoir sur laquelle Christelle Angano a écrit :
« Courage, vivons ! »

 

Henri Girard

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