Une rencontre singulière

C’était un jour d’hiver, froid et triste. Le vent soufflait dans la ville sous un ciel grisonnant.

 

En fin d’après-midi, Alissande et sa famille décidèrent d’aller à une brocante ; la mère d’Alissande adorait cela. La brocante du dimanche !   Après en avoir fait le tour, comme souvent,  ils repartirent bredouilles.

Sur le chemin du retour, un vieil homme les accosta. Il était grand, poussiéreux, mystérieux, comme rouillé par l’âge. Il tenait à la main un polaroïd, un objet vieux, rouillé et poussiéreux, un peu comme son propriétaire. D’ailleurs, Alissande était troublée par cette ressemblance frappante entre le vieil homme et son appareil, appareil qui ne devait pas avoir servi depuis longtemps !

— Bonjour, seriez-vous intéressés par mon appareil photo ?

— Pourquoi accepterions-nous votre appareil alors qu’on ne vous connaît pas ? questionna la mère, d’un ton peu avenant.

— Il ne me sert plus. Essayez-le au moins.

Alissande, intriguée, prit l’objet. Elle photographia la rue avec les passants au loin. La qualité était plutôt bonne. Liam, le petit frère, à son tour se saisit du cliché : il n’y avait que la rue.

La rue mais pas de passants !

Ce jour-là, c’était l’anniversaire de tante Caroline. Alissande et Léa, sa cousine,  étaient montées jouer dans la chambre de cette dernière. Bien sûr, Alissande prit une photo de Léa et attendit que la photo se développe. Mais quand elle releva la tête, elle vit que sa cousine disparaissait petit à petit. Alissande, prise de panique,  jeta l’appareil par la fenêtre. Manque de chance, en bas, Liam et Paul, son cousin, jouaient au football. Le ballon fut envoyé dans le buisson. Liam alla le rechercher et tomba sur le maudit appareil. Ils rentrèrent pour le goûter et proposèrent de faire une photo de la famille. Ils appelèrent Alissande qui descendit toute seule. Où était sa cousine ? Liam mit l’appareil sur la table et alla se placer avec les autres. Dès que la photo se développa, ils disparurent tous.

Quelques instants après, le vieil homme arriva, reprit l’appareil et repartit un rictus tordait sa bouche.

Élèves de 3°

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