Variations sur le manque, P Reverchon

variations sur le manque

(en direct de mon état désuni)

je moisis en poste restante
abonné aux amours absentes
de l’utilité du rien…
à la futilité de tout
signe astral pro-lémurien
ascendant chez vieux matou

il fait beaucoup plus froid
depuis que tu n’es plus là
je me dévaste de déplaisir
à tomber en lambeaux de peau
la tienne pour unique loisir
princesse j’en bave de crapaud

je te veux chaude
à me bleuir
que tu me suicides
dans tes sanctuaires humides
que tu m’azures
de tes morsures
des arcs-en-ciel
à mes usures
cicatricielles
(son mari ! !)

tu m’as quitté sans résistance
de toi je recèle ici l’ombre
de nos vertiges en déportance
là nos ébats sulfureux en trombe

de mes entrelacs
à tes entrechats
pas de deux pas de nous
patatras à genoux

je te veux chaude
à me blêmir
je peux pas oublier
pas encore

là tu la vois la balafre
au cœur
qui suinte qui fleure
mes affres

je vais fermer les volets
tu sais ça me rassure

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